Message à l’UPop de la part de Jules Turlet

Salut mon coeur de Julie.  Je suis sourd. J’étais heureux d’apprendre, échanger, partager, analyser, réfléchir et comprendre les différentes styles poèmes en Langue des signes avec les autres sympas. Je rêve revenir encore le séminaire à Paris. J’espère que vous passerez bien à Montréal. Je pense à tout le monde. JULES

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Bienvenue!

Salut tout le monde! Je suis heureuse de savoir que vous aurez la chance de suivre le séminaire avec Julie et Daz. Moi j’ai appris beaucoup de choses, je me suis amusée beaucoup aussi, dans un endroit dynamique et signant. Je suis entendante et comme les autres qui à différence de moi ne signent pas je me suis trouvée dans un environnement très accueillant. Je vous invite donc à partager vos réflexions et vos idées parce que je suis sure que ça va être génial pour tout le monde! J’ai hâte de lire et voir les choses sur les quelles vous travaillerez! Merci et amusez-vous bien, Giorgia.

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The Flying Words Project et sa critique de l’exploitation pétrolière. Proposition pour la publication de textes en langues signées

Chers et chères collègues cybernétiques de l’école du regard,

Voici une réflexion critique d’une oeuvre du Flying Words Project, Need. Elle a été publiée par la revue d’idée en ligne Raisons sociales, ce qui fait bien plaisir à mon co-auteur Theara Yim et à moi.   Vous la trouvez sur son premier lieu de publication ici, sur le site web de la revue, et nous attendons vos commentaires…

Nous vous la republions également ici.

The Flying Words Project et sa critique de l’exploitation pétrolière.
Proposition pour la publication de textes en langues signées.
par Julie Chateauvert et Théara Yim
(Version en LSQ à venir)

Raisons sociales a cette particularité d’être publiée en ligne. Dès lors, il devient possible pour elle de publier dans l’une ou l’autre des plus ou moins cent quarante langues signées répertoriées à travers le monde . En effet, les langues signées ne sont pas écrites. Pour les locuteurs et locutrices de ces langues, la vidéo, le web rend possible la consignation, le travail d’édition, la diffusion de tous types de contenus narratifs. Les gens dont les langues d’usage s’écrivent y pensent peu, mais songez un peu à la quantité de textes sous différents formats auxquels vous avez accès et faites la transposition: vous aurez un aperçu de l’impact que l’accessibilité grandissante des technologies de l’information et des communications peut avoir sur les populations signeuses. Vous vous direz ensuite que presque accidentellement, en raison de ce choix de la publication en ligne, Raisons sociales vient en quelque sorte de redécouvrir l’imprimerie. En publiant aujourd’hui ce texte qui inclue une oeuvre en American Sign Language, Raisons sociales devance la quasi totalité des publications en ligne, qui, bien qu’elles utilisent familièrement cette technologie, n’ont pas pour autant découvert qu’elles venaient de redécouvrir l’imprimerie. Et avec elle, toute une littérature .

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Haiku dans les Langues des Signes: analyse et traduction de deux poèmes en LIS et en LSF

Bonjour à tout le monde,

 j’espère que tout va bien. Après l’expérience de l’atelier avec Julie et vous moi et une collègue à moi de l’Université Ca’ Foscari de Venise, Silvia Pandolfo, nous avons décidé de travailler sur deux haiku, en particulier celui d’une poète italienne Rosaria Giuranna en LIS et l’haiku de François Brajou en LSF sur le quel on a commencé à travailler avec lui pendant une des séance des ateliers.

Silvia Pandolfo et moi, nous avons écrit un mémoire qui pour l’instant est en italien pour des raisons de temps. On voudrais le traduire en anglais ou en français mais on verra comment on va s’organiser parce que il est un peu long.

Nous espérons que vous pouvez suivre quand même un peu grâce à l’intercompréhension entre langues romanes en attentant une traduction.

Il s’agit d’un mémoire qui donne les instrument basiques pour analyser un haiku et pour en comprendre mieux l’analyse que l’on propose. En autre, on s’est focalisé sur la traduction de ces deux haiku en présentant les différents problèmes liés à cette aspect de la poésie en Langue des Signes.

Nous voulons aussi remercier Hannah Lutzenberger pour avoir donné sa contribution dans la traduction de l’haiku de François.

Pour moi et Silvia cela a été une expérience très intéressante qui nous a permit d’apprendre beaucoup et de se mettre en jeu en réfléchissant sur des sujets qui ne sont pas strictement liés à nos études qui sont plutôt lié à la linguistique théorique.

Nous vous souhaitons une bonne lecture et nous serions heureuses d’avoir des feedback et des commentaires pour continuer à échanger sur le poésie en Langue des Signes comme on a fait pendant l’atelier grâce a Julie que nous remercions beaucoup.

 Giorgia et Silvia

Pandolfo&Zorzi_2014_Haiku nelle Lingue dei Segni

En LSF:  http://youtu.be/0MuvJoCznlo

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L’oeuvre des autres, peut-on y toucher?

J’ai eu la chance de participer en octobre 2013 à une des rencontres du Labo Poétique organisé par Arts Résonnance. Ce Labo Poétique rassemble un groupe de personnes qui se réunissent ponctuellement (le plus régulièrement possible) pour réfléchir ensemble aux enjeux soulevés par la traduction LSF français et pour travailler ensemble à la traduction d’oeuvres.

Ces deux jours que j’ai eu l’occasion de partager avec le groupe de travail ont été d’une incroyable richesse. Chacun.es des participant.es a fait preuve d’une si grande générosité et d’une intelligence si vive que j’en suis repartie le cerveau bouillonnant, au bord de la surcharge électrique.
Parmi les questions soulevées, une m’a particulièrement intéressée. Pour les poètes Sourd.es présent.es sur place, il était inacceptable de reprendre l’oeuvre d’un.e autre poète Sourd.es pour la signer soi-même. La question m’a particulièrement interpellée parce que nous nous y étions aussi confronté.es, Theara et moi, au moment d’entreprendre le travail d’apprentissage de Wise Old Corn, poème composé par le Flying Words Project.
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L’influence du contexte

« Wise Old Corn », du Flying Words Project, interprété par Peter Cook et par Theara Yim.

Quel est le contexte de restitution et son influence sur la transmission et sur la réception ?

Comment la présence du public ou d’une caméra influence la personne qui interprète le poème et celle(s) qui l’écoute(nt) ?

L’interprétation de Theara donne une impression d’alternance entre la transmission (avec des regards vers la caméra) et « vivre l’interprétation pour soi-même ». Tandis que Peter, lui  peut se nourrir de la réaction du public. On sent même sans le voir la présence du public… (comme si Peter projetait le poème au-delà de la caméra qui prend l’image, vers ceux qui l’écoutent).

L’intention d’un type de transmission change-t-elle la manière de s’approprier le poème et de le restituer ?

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Variation/changement de regards et de mouvements

« Wise Old Corn », du Flying Words Project, interprété par Peter Cook et par Theara Yim.

Regard : Theara a un regard fixée sur la lune, regard appuyé mais sans tourner la tête, seulement du coin des yeux. Tandis que Peter a un regard dynamique qui passe de la lune au reflet plusieurs fois.

Le changement de regard change-t-il le sens ? S’il y a changement de sens, y a-t-il création d’un autre poème par la simple variation de regard ?

Mouvement : Dans le passage de «  l’œil lancé » : Pour une même ( ?) action, les mouvements sont très différents entre Peter et Theara. Même question : Le changement de mouvements implique-t-il un changement sémantique ?

Pour le récepteur, celui qui écoute le poème qu’est ce que ça fait ? Est-ce que ces variations provoquent une émotion différente ? Ou donnent une impression de neutralité ou de plus d’intention ?

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